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Les élucubrations d'Holly
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7 décembre 2021

Une Rafale de Cocorico

Cocorico : 80 rafales ont (peut-être) été vendu dans les pays du golfe. Belle annonce pour le chef de l’État à cinq mois de l’élection Présidentielle. Le planning est bon : juste à temps pour qu’on se le rappelle (plus de 15000 créations d’emploi) et sans les effets négatifs d’une possible dénonciation du contrat (bis repetita de l’affaire des sous-marins australiens).

Bon, on ne parlera pas ici de l’aspect moral de la chose, la vente d’une arme très efficace n’entrainant pas encore l’interdiction de s’en servir. Côté dépenses impressionnantes, ils ont tellement de fric à dépenser, et sans que cela ne prive les populations des pays acquéreurs du moindre accessoire pour chameaux de courses, ni de tapis de prières dorés équipés de climatiseurs coréens.

Encore une fois, cocorico, industrie aéronautique et Dassault en premier, vous êtes des champions, les équipementiers, bravo, et vous les ingénieurs, les techniciens, de remarquables représentants du savoir- faire Français. Donc, tout va bien ? Ben, reste une question qui me taraude un peu : en Occident, ce sont des ingénieurs aéronautiques et les militaires qui ont décidés en finale d’acheter le F35, et dans les pays du Moyen-Orient, ce sont des émirs, les cheiks, les dirigeants qui décident d’acheter le Rafale. Ces derniers ne connaissent rien en matière d’avions militaires. Sont-ils les meilleurs juges en cette matière, extrêmement technique ? Pas si simple de répondre.

 Dans les pays du Moyen-Orient, les choix des gouvernements en matière d’équipement militaire de pointe peuvent s’expliquer avant tout par les facteurs politiques. Et l'objectif de pouvoir fabriquer ou de participer en sous-traitants industriels peut permettre, à terme, d’obtenir une certaine autonomie (voir en L’Inde par exemple). Mais tout cela est intimement lié au tissu industriel du pays, et ici largement improbable, mais…. reste néanmoins accolé à l’argumentaire militaire et économique. Et 80 avions, c’est n’est pas mal ….

ACACACAC

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