C'est bientôt les fêtes
Les menus de Noël et Jour de l’An
Les fêtes commencent avant les fêtes. Et, comme nous sommes en France, notoriété gastronomique oblige, on médite sur ce qui sera sur la table pour les agapes habituelles lors de ces rendez-vous familiaux ou amicaux. Il y aura bien sûr les traditionnels, les déjà faits, les déjà faits, mais que l’on aime tellement qu’on les retrouve souvent, et puis les « et pourquoi pas, ça a l’air bien, non ? »
Après le choix, reste le comment.
Alors, débute, en mise en bouche, les moments privilégiés de choix et de recherche via l’écran de l’ordinateur, sur un bureau envahi de notes griffonnées au cours des diverses pioches sur des sites de cuisines ou abondent les mamies machin, les chefs doués et techniques, et les cheffes maisons, tous très nombreux, tous enthousiastes, maîtres des rêves et des sensations gastronomiques inoubliables. C’est aussi l’occasion de rencontrer en pagaïe des « copier/coller, reproduit avec quelques améliorations typographiques et autres artifices visuels, sans doute pour « protéger » l’anonymat des originaux.
Après une collecte de fiches ayant mis à mal mon stock de papier imprimante, après relecture, viens le moment des doutes : je remarque qu’un tel ne met pas d’échalotes, ah bon ? et celui-là les fait revenir dans du vin blanc, pourquoi pas … !. Encore une note, encore un doute….. Ça commence !.
Arrivera l’instant de dresser des listes, d’établir plannings et choix des fournisseurs, des prises de rendez-vous, et… de prendre du recul : je suis vraiment capable de faire tout ça ? Et si je ….. Bon, on ne change rien. Pour les vins, je sais ce qu’il faut, je ne sais pas ce qu’il reste dans la cave. Ce sera peut-être aussi l’occasion d’évoluer, d’avoir un regard neuf.
Ces fêtes sont aussi l'occasion de mettre les petits plats dans les grands, de sortir la belle nappe de la grand-mère, les assiettes en porcelaine de Limoges et les verres colorés de chez Baccarat. Certes, la vaisselle est un peu démodée, parfois ébréchée, mais tellement imprégnées des souvenirs d’avant, dans l’attente de ces jours, au fond du placard, indifférente au temps qui passe, belle endormie.
En final, le décor, les guirlandes, les boules, les rubans multicolores un peu déplumés. Il me semble que tout cela a bien vieilli, terni. Vraiment ? Ce n’est pas moi par hasard qui terni, vieilli un peu ?
Peut-être, ça m’est égal, je suis toujours persuadé que le Père Noël arrive par la cheminée.
Ces jours-là, j’aime me sentir petit, et pourquoi pas, me retrouver le nez au raz de la table !
