La laisse et la gamelle
Une fois de plus, nous allons à nouveau être confrontés à des choix impliquant très fortement notre avenir et celui de nos enfants, et pas seulement le temps d’un mandat présidentiel. Le plus prégnant en termes de crainte obscur, le choix écologique avec ses directives dictatoriales au service d’une pensée mortifère, punitive, non soluble dans l’avenir. Puis, autre choix, déjà en route lui aussi, celui sociétal avec une immigration qui devient très préoccupante, profitant des possibilités offertes par l’alliance de la démocratie et de la concentration ethnique dans un vote communautaire pour modifier en profondeur les modes de vies de la commune, de la région, puis du pays. Vous avez compris : la charia pour tous arrive !
Juste une hypothèse ? Voir…
Et enfin, un autre cataclysme menace un équilibre législatif durement acquit : la nouvelle puissance des juges grâce à la balkanisation de l’interprétation de l’Etat de Droit. Remplacer la responsabilité politique et morale par la responsabilité pénale c’est porter un coup mortel à l’État, à la raison d’État, à l’autorité de l’État, à la possibilité pour le gouvernement de gouverner, de décider. La paralysie du pouvoir politique par le risque pénal ouvre la porte au gouvernement des juges et à la tyrannie de toutes sortes de machins truc bidule qui n’ont de comptes à rendre à personne, qui n’ont reçu de mandat de personne pour gouverner. Les témoignages, hélas, ne manquent pas !
L’Etat de Droit, fondement de la gaulliste 5-ème république, fut pendant un demi-siècle vu comme un rempart à toutes incursions d’autoritarisme pouvant être préjudiciable aux libertés individuelles. L’arme, au fil du temps a perdu de son tranchant, au point de se retourner contre les utilisateurs par la possibilité d’utilisations abusives et péremptoires. A ceux qui s’en émeuvent encore, on oppose à tort et à travers la défense de l’Etat de Droit, en oubliant que dans « Etat de Droit », il y a « Droit » mais aussi « Etat » et qu’à force de détruire l’Etat, il finira par ne plus y avoir d’Etat pour faire respecter le Droit. Point barre !
On pourrait allonger la liste de tous les scrogneugneux petits arrangements dont nous sommes tous les témoins, soit de les avoir acceptés, soit de les avoir endurés. Sommes-nous dans cette logique qui pousse un troupeau à se coucher en croyant se mettre ainsi à l’abri à l’arrivée des loups. « Après moi le déluge », une redite fatale….
« Mais un peuple qui se couche, c’est un peuple qui prend le risque d’être piétiné » (Jules Eudiart).
Vous voulez la laisse et la gamelle ? Soit, mais alors, ne vous plaignez pas d’avoir aussi la niche et la muselière.