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Les élucubrations d'Holly
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24 septembre 2021

Je vote, tu votes, ils sondent !

La présidentielle 2022 n’est pas très réjouissante : on a le choix entre une république bananière d’Amérique du Sud avec Macron, le remake du Venezuela avec Mélenchon, les khmers verts d’EELV avec S. Rousseau, la  pensée Zemourienne de la France Impériale et de la dynastie familiale des Le Pen. Les seuls qui aient l’air à peu près normaux, c’est-à-dire hors idéologie totalitaire, ce sont les LR. Cet éclectisme, apocalyptique selon les uns, grand angle suivant les autres, est aujourd’hui impropre à susciter enthousiasme et espoir.

Le ‘’bon’’ choix peut-il être aidé par les sondages ? Pas évident, l’électeur est devenu volage, moins loyal et plus imprévisible que par le passé, et les médias s’étant largement émancipés de leurs attaches partisanes, les partis ne peuvent plus compter sur une base électorale fidèle et sur des ténors acquis à leur cause. De plus, la fragmentation de la société française en autant d’éclats que d’incongruités imaginables, ne facilitant pas la chose.

Il y a une nouvelle caractéristique des campagnes électorales qui semble s’être propagée depuis les Etats-Unis à l’ensemble des démocraties occidentales, c’est le traitement médiatique qui les fait ressembler à une course de steeple-chase. En utilisant gros titres, accroches, photos racoleuses, une grosse partie de la couverture médiatique d’une élection suggère que tel candidat ou tel parti est en tête, les autres à la traine, avec pour résultat une radicalisation par les trainards de positions, parfois rendues outrancières.  Il arrive aussi, parfois, que l’on rappelle…. que ces sondages soient à prendre pour ce qu’ils sont, juste des tendances au moment où l’on parle. Un seul mot : suspense (: client)

Mais, sans eux, actuellement, on voit mal comment on pourrait mesurer l’impact de l’arrivée de telles nouvelles têtes ou de telles nouvelles propositions, voir les suites données à des événements pouvant impacter le choix des électeurs. Il n’empêche, les sondages nous parlent plus de notre présent que de ce qui va se passer en avril 2022.  Comme souvent depuis quelques années, à ce sujet, la critique se tortille essentiellement sur l’influence des enquêtes d’opinion dans la campagne électorale au lieu de se pencher sur la crédibilité des mirifiques promesses électorales.

Une autre conséquence de l’influence des médias jugée souvent néfaste, est que  les sondages contribuent à confisquer à l’électeur son choix primaire et orienter sa préférence vers des candidats qu’il n’aurait normalement pas choisis (Le Pen, Zemmour, Mélenchon), aux motifs qu’ils sont plus clivants, et qu’à travers un choix toxique, plus à même de transmettre colère et désarroi. Un média raplapla, c’est moins crédible, moins ‘’intéressant’’

Je propose que l’électeur à la présidentielle soit certifié analphabète, donc imperméable aux sondages et autres commentaires ‘’ propagandistes’’. Cela changera-t-il le résultat ? Pas sûr !

Jm

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