Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les élucubrations d'Holly
Publicité
19 septembre 2021

Dune, sables mouvants

Hier aprèm nous sommes allés voir en écran géant et son surround d’enfer le reboot si attendu de « Dune », tentative n° 3 de la version cinématographique de la saga de Frank Herbert, monument de la littérature de science-fiction paru dans les années 1964. Autant que je m’en souvienne, c’était scindé en six romans. A l’époque, presque une semaine de salaire !!!

J’ai toujours été un passionné de ce genre, et bien entendu, « Dune » faisait partie de mes références littéraires, pour ne pas dire que j’avais pour lui une certaine idolâtrie. Quoi qu'il en soit, une lecture forcément marquante, notamment pour un jeune cerveau adolescent en quête de sens. Comme pour nombre de lecteurs, je ne suis sans doute pas totalement conscient de l'influence que ce roman a pu avoir sur ma vision de la vie. Des moments de lecture uniques, qui laissent un gout acre dans la bouche, mais qui restent ancrés dans les mémoires.

A la sortie du film produit par David Lynch, il prit place dans ma vidéothèque. En juge très peu partial donc, je l’ai trouvé très proche du roman, très coloré, dans l’esprit des bandes dessinées américaines que nous trouvions dans les journaux pour ados. Le film n’eut pas le succès escompté, sans doute pour son coté kitsch, et la difficulté d'appréhender la complexité des sujets sous-jacents à travers le support contraignant qu’est, le cinéma. Manou, avec qui j’en parlai dernièrement, reprochait entre autres, l’aspect trop « beau jeune homme, aux cheveux toujours très bien arrangés quelle que soit la violence de l’action du personnage".  Ce en quoi, il a raison. N’empêche, c’était déjà une grande fresque à la demi-mesure des attentes.

 

Changement de stratégie sur le "Dune » de Villeneuve. Là, on est dans le dur. Plus belle, plus racée, moins bariolée. Il reste peu de place pour le chaos ou la folie, certes, mais cette nouvelle adaptation ne prétend jamais effacer le souvenir du Lynch. Quelques moments de douceur, aux paroles soft (mais à peines audibles) nous préparent à un déferlement d’images, de sons, de musique (d’Hans Zimmer), à un trop plein d’émotions à vous couper le souffle. Un film d’épopée aux lignes pures, compactes. Provenant du monde Hollywoodien, je trouve ça d'autant plus surprenant, agréable, que c'est fort rare.

Il a un gros gros défaut, une monstruosité greffée sur son avenir : ce film a une suite. Quand : son succès (financier) en décidera !

 

 

 

Denis Villeneuve adapte avec grandeur et solennité le roman culte de Frank Herbert.

L'histoire de Paul Atreides, jeune homme aussi doué que brillant, voué à connaître un destin hors du commun qui le dépasse totalement. Car s'il veut préserver l'avenir de sa famille et de son peuple, il devra se rendre sur la planète la plus dangereuse de l'univers – la seule à même de fournir la ressource la plus précieuse au monde, capable de décupler la puissance de l'humanité. Tandis que des forces maléfiques se disputent le contrôle de cette planète, seuls ceux qui parviennent à dominer leur peur pourront survivre…

Publicité
Commentaires
Publicité
Archives
Publicité
Publicité