Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les élucubrations d'Holly
Publicité
22 août 2021

Un samedi presque comme les autres

Un samedi matin presque ordinaire.

Le samedi matin, quand la température est clémente, j’ai plaisir à accompagner ma dulcinée au marché. Merveilleux petit marché, à l’échelle de la petite ville de Figeac ou je retrouve des étals, toujours les mêmes, que je croise au cours de mes déambulations, depuis bientôt 20 ans,

Parmi eux, il y a ceux qui proposent des échantillons de leurs produits. Résultat, un parcours sinueux, pour le moins erratique, avec en bouche successivement de la saucisse de côche, puis du fromage, et s’il est là, du gâteau à la broche. Ces tribulations gourmandes ne sont pas toujours aux gouts  c de mon acheteuse en cheffe, constamment à la recherche de son sherpa si cher peu payé.

Une fois repris en main, nous continuons ensemble de faire le tour des aubergines, tomates, melons, fromages de fermes, baignant dans un panel d’odeurs enivrantes et de couleurs éclatantes. Les touristes aux allures bien apprêtées côtoient dans un paisible brouhaha des natifs prenant toute la place restante pour tailler le bout de gras et donner des nouvelles du fils monté à Cahors. A quelques terrasses de cafés, les clients, plutôt de vieux messieurs, souvent basanés, devant un café froid, font provision d’agitations et de mouvements en prévision de leur solitude hebdomadaire.

Le ravitaillement fini, nous prenons la direction du coin de rue où nous avons notre « place de parking «  de réservé depuis toujours.  Soudain, engoncé dans une ruelle, un capot  magnifique  en dépasse. Superbe, de couleur gris anthracite, une calandre qui suggère une vraie beauté derrière. Ça interpelle grave : arrêtons-nous afin de découvrir le reste. Ouahou, oups, le choc ! Arrogante de classe, une Peugeot immense, des hanches somptueuses, un arrière-train qui vaut le détour. Je ne peux m’empêcher d’y mettre la main. Quelle beauté, humm

Et là s’arrête le rêve : je lève les yeux, à l’intérieur, 4 gendarmes, bien rasés, impassibles, immobiles, en tenue très guerrière, qui me jaugent derrière les vitres teintées.  A côté du chauffeur, diablement plus impassible, un  gradé, style Clint Eastwood méchantpasbeau, descend sa vitre et m’interpelle :

 -Oui ?

 -Heu, heu, c’est pour les barjots que vous êtes là ?  (c’est samedi, les barjots prennent l’air)

- Pardon ?

-Heu, c’est pour la manif ?

- Pour la manifestation, oui. Bonne journée Monsieur.

Bien polit le Clint.  A Figeac, il n’y a pas que les hiéroglyphes qui soient indéchiffrables ! Et nous continuâmes notre chemin, l’un, un poil penaud, l’autre contrariée.

Publicité
Commentaires
Publicité
Archives
Publicité
Publicité