L'année pour rien des Présidentielles
La Présidentielle 2022
La prochaine élection Présidentielle occupera bientôt tout notre paysage médiatique. Au détriment de la situation sanitaire, du retour des gilets Jaunes ??? Sans doute, mais il faut compter aussi des réformes promises lors de l’élection précédente, à savoir la proportionnelle, la reforme tellement crainte et souhaité de la retraite, l’élagage du Parlement et du Sénat. Quoiqu’il en soit, fait ou restant à faire, de toute façon, cela sera interprété à travers la lorgnette de l’élection.
A ce jour, il y a 2 virus en France : un qui sera peut-être éradiqué par la vaccination massive de la population, et un autre, qui lui gagne chaque jour du terrain, avec une première vague prévisible à la rentrée. A savoir l’hystérie autour de l’élection présidentielle de 2022. Rien ne pourra se faire, rien ne sera décidé, rien ne sera ébauché sans que ne soit interprété à travers le prisme de la campagne électorale. Donc, on peut dire que la moitié de l’année 2021, préparatoire, sera à l’image de la seconde moitié de la même année: placée sous le signe de l'immobilisme. Après le septennat, voilà le quinquennat raccourci. Vous croyez avoir voté pour 5 ans ? Faux, l’horloge s’arrête un an avant afin de vous permettre d’être attentifs aux nouvelles promesses, remises au gout du jour.
C’est l’heure de la polka des candidatures, des peut-être, des éternels enragés émergeant du fond des sondages, avec un seul but, les mêmes mots sur les tribunes, et une seule ambition : SAUVER LA FRANCE. Rien de neuf, » c’est à cause de ceux qui étaient là avant moi, ce ne sera pas ma faute quand je serais viré ». Air connu.
En attendant, ne rien faire, ne rien toucher, l’équilibre est propice à un été tranquille, et béni sois le virus, bien accaparé par la situation sanitaire. Pour Emmanuel MACRON, ce n’est pas le moment de parler de choses qui fâchent, à même de susciter défilés à banderoles, grèves médiatiquement bruyantes, et ce, même si des promesses préélectorales avaient été faites. C’est plutôt le moment d’aller faire un tour aux antipodes parler vaguement de choses anciennes à des populations d’une autre génération. Et pourtant, il faut qu’il fasse ne serait-ce que le début du début d’un frémissement de réforme, sinon, il perdrait de sa crédibilité de réformiste, tellement affirmé, claironné.
Alors, se bouger et risquer l’éboulement ou se planquer derrière les promesses d’un avenir plus propices à leurs réalisations ? Ad nauseam.... !