L'Assemblée Nationale à la campagne
Cultiver suivant la doctrine
L 'Assemblée Nationale, sous la poussée verte tueuse verte, envisage la possibilité de taxer et de limiter fortement l’utilisation des engrais chimiques en laissant une préférence pour les engrais organiques. Pourquoi ? En bonne place, chez les écolos, ce « retour à la terre d’antan » est du réflexe primaire style « avant, c’était mieux ». Certes, c’est plus compliqué que ça, il n’empêche… !
Aujourd’hui, comme hier, l’agriculture ne peut et ne pourra se passer d'engrais. Pour une raison simple : une plante a besoin pour grandir d'eau et de soleil, mais aussi de quelques nutriments essentiels présents dans les engrais. Parmi ces nutriments, l’apport d’azote est primordial, plus il est présent, plus la récolte est bonne. La terre a depuis longtemps été amendée avec des fumiers, des composts. Ces engrais, organiques pour la plupart, ne suffisent plus aux regards des rendements souhaités propres à l’industrialisation rampante des exploitations agricoles, celle-ci induisant couts en hausses et modernisation soutenus, sans compter les besoins d’une démographie galopante.
Oui, les pollutions de l'air et de l'eau engendrées par l'utilisation excessive d'engrais azotés, ont un impact important sur le réchauffement climatique. Mais, que l'azote apporté aux cultures provienne d'engrais de synthèse ou de la déjection des animaux, cela reste de l'azote, qu'il soit d'origine synthétique ou organique. Le mode de production des différents engrais à chacun ses limites : la production industrielle crée sa propre pollution avec sa voracité énergétique, quant à la production en quantité nécessaire de l’engrais organique, il sera issu de l’élevage intensif, (eux même producteurs de GES), avec les inconvénients majeurs, style ferme aux mille vaches bien connus et montrées du doigt.
L’écologie agricole devra passer par la technique, sans ostracisme, sans contrainte idéologique. Les nouvelles méthodes d’analyses des sols, les données recueillies par les drones permettent des analyses fines afin de quantifier au gramme pré au m² le type d’engrais à enfouir suivant le lieu, l’époque et les cultures prévues. Grace à ces progrès, il y une place pour une agriculture raisonnée ou l’écologie a toute sa place, la culture Bio n’étant que le bras armé des âmes perpétuellement inquiètes.
Les sujets qui traitent de l'écologie sont à traiter avec prudence, car affaire de spécialistes de ces questions, et les d'amateurs (qu’ils soient des politiques ou pas) qui ne connaissent rien aux sujets qu'ils abordent et les conséquences des mesures qu'ils proposent, encore plus. Cependant, pas besoin d’être un spécialiste pour être choqué que le premier recours en France, comme d’hab, soit la taxation. Elle ne pénalisera que les consommateurs, sans apporter de bonne réponse au problème. On sait bien qu’il n'y a rien d’innocent dans les pollutions de l'air et de l'eau engendrées par l'utilisation excessive d'engrais azotés. Mais, au lieu de taxer, il s’agit de mettre en place des précautions et des solutions de substitution pragmatiques, ce qui est d’abord du ressort d'ingénieurs-écologistes.
Si on les laisse faire, les écolos vont réussir à créer une famine ! Ils n’ont aucune idée des conséquences désastreuses de leur politique.